Sœur Léontine Ngo Mbock, notre provinciale, témoigne dans La Vie

Sœur Léontine Ngo Mbock, notre provinciale, témoigne dans La Vie

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Le 27 octobre 2026, La Vie a donné la parole à quatre religieuses venues d’Afrique et de Madagascar qui dirigent aujourd’hui des congrégations en France. Parmi elles, Sœur Léontine Ngo Mbock, provinciale de France des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus.

Pour cet article signé Sophie Lebrun, la rédaction avait sollicité une vingtaine de provinciales et de supérieures générales venues de l’étranger. Quatre ont accepté de raconter leur chemin : Sœur Léontine, Sœur Estelle Razafinjatovo (Notre-Dame de La Salette), Sœur Myriam Razafindrasoa (Religieuses trinitaires) et Sœur Clare Stanley (Saint-Joseph-de-Cluny).

 

 

Une vocation confirmée dans la rue

Sœur Léontine est née dans un village proche de Yaoundé, au Cameroun, dans une famille très engagée en paroisse, où une part du repas attendait toujours celui qui passerait. L’année où elle décide d’entrer en vie religieuse, notre congrégation arrive au Cameroun. Elle voit alors une sœur hospitalière s’asseoir dans la rue auprès d’un homme souffrant de maladie psychique et prendre soin de lui : son choix est confirmé.

Elle entre chez les Sœurs Hospitalières à 22 ans. Postulat et noviciat au Cameroun, études au Congo-Kinshasa, puis l’Espagne pour préparer ses vœux perpétuels. On lui confie très tôt l’accompagnement des jeunes novices au Congo-Kinshasa.

 

Recevoir le soin à son tour

C’est alors qu’une grave maladie la frappe. Les sœurs organisent son évacuation vers la France, où elle est soignée au cours d’une longue hospitalisation. Une épreuve qu’elle relit à la lumière de notre charisme : « moi qui prenais soin des autres, j’ai dû laisser d’autres prendre soin de moi ».

 

De Rome à Paris

Encore convalescente, elle est appelée en Espagne pour accompagner des sœurs qui se préparent aux vœux perpétuels. En 2018, déléguée au chapitre général, elle est élue conseillère générale. Aucune sœur africaine n’avait siégé avant elle au gouvernement de la congrégation. Elle y passe six ans, à Rome.

À la fin de son mandat, elle retrouve l’Afrique, pour trois mois seulement : en novembre 2024, le chapitre provincial réuni à Saint-Amand-les-Eaux l’élit provinciale de France. La Province comprend aussi l’Afrique francophone.

 

Une présence qui reste mission

À son arrivée, Sœur Léontine a rencontré une à une les 122 sœurs que comptait la Province. Elle veille à garder des sœurs dans les établissements qui sont encore ouverts. À ses yeux, une sœur âgée qui ne peut plus soigner demeure en mission par sa simple présence auprès des malades : une main tenue, une prière. Elle garde en mémoire que c’est grâce à des sœurs hospitalières venues d’ailleurs que ce charisme est arrivé au Cameroun.

 

 

Lire l’article complet sur La Vie : « Grandes sœurs : ces religieuses venues d’ailleurs qui dirigent des congrégations en France », Sophie Lebrun, 27 octobre 2026.